L'idée n'est pas de présenter ici une histoire complète et exhaustive de l'aventure aéronautique, mais plutôt de jeter un oeil par la lorgnette de l'anecdote sur cette aventure riche en légendes et en péripéties et qui a toujours rimé avec rêve...

L'Internaute est donc promené dans une succession d'anecdotes sans aucun lien autre que l'ivresse des airs et de l'espace, la nouvelle frontière.

Hiller X-18

Les années 1950 ont vu de nombreuses expériences aéronautiques. L'avènement de nouveaux moyens de propulsion et la révalité engendrée par la Guerre Froide a gonflé les budgets de recherche.
Les pilotes ont été exposés à des risques énormes. Parmi les vols expérimentaux du Hiller X-18 en 1959, le vingtième et dernier vol de l'unique exemplaire a failli tourner au cauchemar.

Le Hiller X-18 se voulait être le prototype d'un futur avion cargo à décollage court et atterrissage vertical (STOVL) . L'unique exemplaire fut remisé en 1964.
Ces essais ont donné naissance au projet Canadair CL-84.

Le multiplan d'Ecquevilly

En 1908, la nouvelle du vol des frères Wright est encore à peine connue en Europe que les tentatives étonnantes pour voler se multiplient. Le multiplan du Marquis d'Ecquevilly constitue une tentative originale pour tenter de réduire l'encombrement de la voilure.

Il n'existe malheureusement que peu de traces de cette tentative mais l'envol d'une telle machine reste cependant difficilement imaginable.

Solar Impulse

Petit-fils d'Auguste Piccard, Bertrand Piccard prévoit de traverser l'Atlantique à bord de "Solar Impulse", un avion fonctionnant à l'énergie solaire, avant de tenter en 2011 un tour du monde digne des pionniers de l'aviation.

L'appareil, construit en fibre de carbone, portera 250 mètres carrés de panneaux solaires sur des ailes d'une envergure de 80 mètres, soit l'équivalent de celles d'un Airbus A-380 de 580 tonnes. Le "Solar Impulse" ne pèsera cependant que deux tonnes et un unique pilote occupera son cockpit exigu.

D'un coût estimé de 70 millions d'euros, le projet n'a pas pour ambition de préfigurer un appareil de ligne commerciale propulsé à l'énergie solaire, mais veut stimuler des idées pour des modes de déplacement plus propres.

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L'avion nucléaire

Face à la crise pétrolière qui se présente, les compagnies aériennes commencent à annuler les liaisons les moins rentables, l'avenir de l'aviation telle que nous la connaissons paraît menacé. En effet, aucune énergie ne paraît pouvoir prendre le relais. A commencer par l'électricité. Mais quid du nucléaire ?
Si, aujourd'hui, personne n'accepterait de voir des essais de vol à propulsion nucléaire, des essais ont été menés dans les années 1950 par l'USAF dans le cadre du programme de bombardier à propulsion nucléaire (système d'armes WS-125A). Un exemplaire unique de Convair NB-36H servit à mener des tests avec un réacteur nucléaire embarqué d'une puissance de 1000 kilowatts. Ne servant pas à la propulsion, le réacteur n'était mis en route qu'à partir d'une altitude jugée de sécurité. Ces essais servirent notamment à évaluer le comportement d'un réacteur nucléaire embarqué. L'avion fut modifié afin de maintenir l'équipage dans des conditions de sécurité satisfaisante. Chaque vol fut accompagné d'un transport de troupes emportant des Marines prêts à intervenir en cas d'accident. Fin 1956, l'US Air Force considéra que le concept du WS-125A était irréaliste et décréta l'abandon pur et simple du programme.

Cette technologie revient cependant dans les esprits pour faire voler des drônes pendant de longues durées. Proliférant depuis leur introduction pendant les opérations au Kosovo et en Afghanistan, les drônes se sont déjà affranchis de la présence humaine. Restait la question du carburant. Pour le moment, les opinions publiques semblent (heureusement) réfractaires. Que se passera t-il le jour où nous apprendrons le vol de drônes nucléaires au-dessus de nos têtes ?

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