L'idée n'est pas de présenter ici une histoire complète et exhaustive de l'aventure aéronautique, mais plutôt de jeter un oeil par la lorgnette de l'anecdote sur cette aventure riche en légendes et en péripéties et qui a toujours rimé avec rêve...

L'Internaute est donc promené dans une succession d'anecdotes sans aucun lien autre que l'ivresse des airs et de l'espace, la nouvelle frontière.

LCROSS : la NASA retourne sur la Lune

A un mois du quarantième anniversaire des premiers pas humains sur la Lune, une mission passe pratiquement inaperçue en 2009.
En effet, lancé assez discrètement le 18 juin 2009, LCROSS marque un retour vers le satellite de la Terre.
Mission entièrement automatisée et pilotée à distance, le Lunar Reconnaissance Orbiter et le Lunar Crater Observation and Sensing Satellite (LCROSS) ont lancés en direction de la Lune par une fusée Atlas V pour une mission d'observation géologique. La mission de LCROSS est d'analyser les débris de Lune créés par l'écrasement d'un étage de sa fusée porteuse sur le sol lunaire dans la région polaire. En effet, en fin de mission, les deux modules iront s'écraser successivement près du pôle sud de la Lune afin de pratiquer une campagne de mesure des poussières rejetées lors de l'impact du premier module à la recherche, notamment, de traces de glace.
Signe des temps, LCROSS est une mission à coût et délai réduit qui utilise des composants standards choisis dans le commerce. Grâce aux technologies disponibles en 2009, cette aventure peut être suivie en temps réel sur les sites de réseaux sociaux tels que facebook ou twitter.

Liens :

Les pionniers de l'aviation suisse

La TSR, Télévision Suisse Romande, ouvre ses archives avec un dossier spécial ciel.

"C'était plus fort qu'eux. Ils devaient prendre des risques pour s'élever dans le ciel avec des appareils construits de leurs mains. Walter Borner, Edmond Audemars, François Durafour ou Louis Cosanday, des pionniers qui ont ouvert la voie à des pilotes chevronnés tels Fernand Martignoni et Hermann Geiger. Un pâturage suffisait à leur décollage. Tout le reste n'était que bricolage, débrouille et sacré courage!"

Des archives, principalement des années soixante, sous forme de petits clips. A ne pas manquer.

Jumbo Hostel

Le Boeing 747 fait partie du décor aéronautique depuis près de quarante ans. Il est donc logique que les premiers exemplaires prennent leur retraite. Si elle est souvent misérable, un entrepreneur suédois, Oscar Dios, s'apprête à lancer un hôtel aménagé à l'intérieur d'un Boeing 747.



Stationné en dehors de l'aéroport Arlanda de Stockholm, ce projet se traduit en Jumbo Hostel. 85 lits sont répartis dans 25 chambres. L'ambiance aéronautique est garantie avec la conservation d'une partie du mobilier d'origine mais quelle impression de se réveiller dans le cockpit d'un Boeing 747.
Nul doute qu'il va devenir un passage obligé pour les passionnés d'aéronautique.

Hotelicopter

Autant le dire tout de suite, le projet Hotelicopter est un poisson d'avril du cru 2009. Mais celui-ci est tellement bien réalisé qu'on se prend à rêver.

Sur une base de Mil MI-12 (le plus gros hélicoptère jamais construit au monde), le projet Hotelicopter se veut être le premier cinq étoiles volant.



Les modifications apportées sont censées donner les spécifications suivantes :
  • Longueur : 42 m
  • Hauteur : 28 m
  • Poids maximum au décollage : 105.850 kg
  • Vitesse maximale : 255 km/h
  • Vitesse de croisière : 237 km/h
  • Autonomie : 1.296 km (Autonomie originale (Mi-12) : 515 km)
Correctif du 8 avril 2009 : Hotelicopter est une magnifique opération marketing pour lancer un moteur de recherche d'hôtels. Prime de sportivité, le lien reste en place.

Comac 919 : l'aviation commerciale chinoise débarque

Il est des marchés où l'industrie chinoise n'est pas encore présente. Ce ne sera bientôt plus le cas pour l'avion commerciale.
Développé par Commercial Aircraft Corporation of China (CACC) et prévu pour être en opération dès 2016, le Comac 919 devrait permettre le transport de 130 à 200 passagers. Ce modèle entre sur un marché très lucratif occupé par les Boeing 737 et Airbus A320.
Les prévisions de besoins de l'aviation civile chinoise sont énormes (Airbus l'estime à 2.800 avions sur les 20 prochaines années) et on comprend bien que la Chine ne veuille pas perdre le contrôle de ce marché.
La Chine est aussi présente sur le segment des avions commerciaux civils de petite taille avec l'ARJ21 d'une capacité en passagers de 70 à 90 places, concurrent du brésilien Embraer 190 et du canadien Bombardier CRJ.

L'aviation commerciale en 2093

A l'occasion de son 85e anniversaire, la compagnie aérienne finnoise Finnair vient de lancer Departure 2093, un site proposant une vision de ce que pourrait être le transport aérien commercial dans 85 ans - en 2093.
A partir de quelques constats tels que le doublement du trafic aérien tous les quinze ans et la nécessité de la prise en compte des contraintes écologiques, la réflexion, menée notamment en partenariat avec Airbus, est articulée autour de cinq thèmes :
  • Voler sera populaire car rien ne remplace le contact humain.
  • Voler sera écologique avec des aéronefs à zéro émission.
  • Voler sera une aventure avec une banalisation des vols hors de l'atmosphère.
  • Voler restera viable avec l'avènement de nouveaux modèles économiques tels que les croisières aériennes.
  • Voler sera une expérience personnelle
Il en résulte cinq concept planes déclinés par Kauko Helavuo :
  • L'A600-850M, l'incontournable successeur du Concorde.
  • L'A600-850, le moyen courrier à forte capacité à décollage vertical.
  • L'A1700-2400 Cruiser, futur paquebot de l'air emportant de 1.700 à 2.400 passagers.
  • L'avion pour tout le monde à la croisée de l'avion personnel et de l'hélicoptère.
  • Le Space hotel's service ship, permettant de rejoindre un hôtel orbital de 450 lits faisant le tour du monde en neuf heures à une altitude de 500 kilomètres.
Il est bien évidemment impossible de prédire ce que sera l'aviation civile dans 85 ans mais cette intéressante prospective a le charme de poser les axes de développement en fonction de l'évolution du marché et des contraintes.

Autovolantor

Dans le registre des voitures volantes, voici un exercice de style signé par la société britannique Moller International sur une base de Ferrari 599 GTB, l’Autovolantor.

Disponible d’ici deux ans, l’Autovolantor proposerait un décollage vertical, une vitesse d’environ 200 kilomètres à l’heure et une autonomie de d’une centaine de kilomètres.

Autovolantor

La Ferrari 599 GTB aurait été retenue en fonction de sa forme générale.

Son prix ? Aux environs de 800.000 €…

Le tout n’en est pour le moment qu’à l’état de maquette de soufflerie.