L'idée n'est pas de présenter ici une histoire complète et exhaustive de l'aventure aéronautique, mais plutôt de jeter un oeil par la lorgnette de l'anecdote sur cette aventure riche en légendes et en péripéties et qui a toujours rimé avec rêve...

L'Internaute est donc promené dans une succession d'anecdotes sans aucun lien autre que l'ivresse des airs et de l'espace, la nouvelle frontière.

Antonov 225

Alors que l'Airbus A380 commence à sillonner nos airs régulièrement sous différentes couleurs (Air France commence son exploitation commerciale sur sa première ligne Paris - New-York aujourd'hui), on peut se rappeler l'Antonov 225. Développé à une époque où la rivalité entre l'URSS et les Etats-Unis n'avait pas encore dit son dernier mot, l'Antonov 225 Mriya ("Мрiя" signifie Rêve en Ukrainien) surpasse tout ce qui a été développé auparavant avec une capacité de charge de 250 t (initialement 225 t). Il mesure 84 m de long, 88,4 m d'envergure et 18,1 m de haut. Il a fait son premier vol le 21 décembre 1988 (battant 106 records mondiaux) et a transporté la maquette de la future navette spatiale soviétique Bourane (60 t) au Bourget (France) en 1989.

C'est à l'heure actuelle le plus gros avion au monde en service, il n'en existe qu'un seul exemplaire et il est utilisé par Antonov Airlines pour des missions de transports exceptionnels. Il a subi quelques modifications telles que l'ajout de nouveaux systèmes de sécurité, de navigation et de communication. D'après le constructeur, le fuselage a été renforcé pour supporter des charges utiles plus lourdes. Enfin, il a été équipé avec un nouveau cockpit et une nouvelle cabine de passagers. Ces améliorations ont coûté plus de 20 millions de dollars en 2000.

Antonov An-225

Un deuxième appareil était en assemblage dans les années 80 mais sa construction a été stoppée en 1994. Malgré les nombreuses rumeurs sur la reprise de l'assemblage du deuxième exemplaire, ce dernier n'a pas été terminé.

Bien qu'étant le plus gros avion de fret au monde, le Mriya n'est pas vraiment rentable et n'est utilisé que dans certains cas où la charge est trop volumineuse pour être déplacée par un Antonov 124. Personne n'a proposé à Antonov Airlines de lui racheter cet exemplaire. En effet, il est plus économique financièrement d'utiliser 2 Antonov 124 que de faire un seul voyage avec le Mriya. Mais le Mriya est une vitrine technologique pour cette entreprise et chaque déplacement du monstre est souvent accompagné d'articles dans la presse locale.

Nul doute que l'Antonov 225 est dans la lignée des aéronefs surdimensionnés tels que le Dornier X, Hughes H-4 Spruce Goose et le presque sage Airbus A380.

On remarquera la prestation de l'appareil dans le film catastrophe 2012.

Le retour du Zeppelin à Paris

A l'heure du virage du développement durable, voici que la ville de Paris réfléchit au retour du Zeppelin dans le ciel de la ville.
Dirigeable à ParisEn effet, à plus ou moins brève échéance (on parle de 2011), un Zeppelin de nouvelle génération pourrait sillonner le ciel de Paris. Diverses tâches pourraient lui être confiées en remplacement du recours à l'hélicoptère, le transport de touristes et/ou de marchandises mais aussi la mesure de la pollution ou la surveillance de manifestations.
Gonflé à l'hélium, ce Zeppelin serait long de 30 m, large de 17 m et avec un volume d'hélium de 300 mètres cube. Ce futur ballon dirigeable estampillé "Paris-Ile-de-France" est mis au point par les chercheurs de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Cachan, aidés par plusieurs écoles d’ingénieurs ou IUT et par quelques entreprises privées (dont Dassault).
Le retour du tramway est plébiscité partout où il a eu lieu, au tour du dirigeable de trouver sa place dans notre monde du 21ème siècle.

Le radiotelescope Hubble

Lancé le 24 avril 1990, le radiotéléscope spatial Hubble, le premier du genre fut plein de promesses. Quelques dégâts subits au lancement de celui-ci ont malheureusement rapidement dû réduire certains objectifs d'organisation au second plan.
Près de vingt ans plus tard et réparé en orbite pour la dernière fois voici six mois, le télescope spatial Hubble vient tout juste d’être déclaré opérationnel par la Nasa. Non seulement les éléments en panne, ou vieillissants - logiciels, gyroscopes, électronique de bord, etc - ont été changés, mais les astronautes ont aussi réussi à réparer ses instruments scientifiques qui étaient tombés en panne les uns après les autres et enfin, ont installés au foyer de l’instrument de nouveaux instruments très performants. Au final, c’est un télescope "dopé" à l’opto-électronique qui vient d’être remis en service. Après son passage à la fontaine de jouvence, en effet, le télescope offre aux astronomes une plus grande sensibilité, un plus grand champ et une vision étendue depuis l’ultraviolet jusqu’à l’infrarouge. Jamais, depuis son lancement voici près de 20 ans, le télescope spatial n’a été aussi puissant. La NASA espère maintenant que Hubble sera opérationnel pendant encore cinq ans environ, afin de faire la jonction avec son successeur, le télescope James Webb.

Clio 747 - panique à haute altitude

Une fois n'est pas coutume, un clin d'oeil sous la forme d'une réalisation dans l'esprit du film catastrophe américain des années 90. Voici Clio 747 - panique à haute altitude, un court métrage présenté pour le concours cliomovie organisé par Renault sur le thème de sa Clio 3 et des grands classiques du cinéma.

Un grand moment !

L'aile volante Boeing X-48

Le mythe de l'aile volante a la vie dure.
En témoigne le dernier projet en date, l'aile volante Boeing X-48. Le projet n'est, pour le moment, que développé à l'état de maquette télécommandée.
Le concept d'aile volante reste un sujet d'études dans la mesure où cette configuration pourrait permettre de réduire la consommation de futurs avions commerciaux basés sur ce principe. Alors qu'une énergie de remplacement reste hypothétique, la course à la réduction de la consommation des avions est engagée. Ici, une économique de 25 % sur la consommation serait alors apportée par la simple augmentation de la surface de l'aile.
La maquette a été réalisée à une échelle de 8,5 % et mesure moins de sept mètres d'envergure. L'avion réel n'a, pour le moment, pas encore été développé.

Lire :

La voiture volante ConvAirCar

En 1940, Henry Ford déclare : "Souvenez-vous de ce que je vais vous dire : une combinaison de l'avion et de l'automobile va voir le jour. Vous pouvez sourire. Mais cela viendra...".

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, les voitures volantes ne sont pas restées des rêves de papier ou de pellicule : plusieurs de ces véhicules ont bel et bien volé ! De l'Airphibian à l'Autovolantor, de nombreux engins roulants et volants naissent au fil des années, avant de disparaître faute de moyens, de mise au point ou de séries industrielles.



Parmi cette débauche de créativité, on notera la ConvAirCar qui prit le chemin des oiseaux le 1er novembre 1947. Le bloc moteur + ailes est amovible pour permettre une utilisation normale de la voiture. Les essais ne durent que trois semaines et furent interrompus à cause d'une panne d'essence !

Aujourd'hui plus que jamais, des compagnies privées travaillent sur de nouveaux modèles, et même la NASA s'y intéresse.

Lire : Les voitures volantes, souvenir d'un futur rêvé, Patrick Gyger, Favre, 2005

Le V2, l'autre invention de Wernher von Braun

Alors que l'on célèbre les quarante ans des premiers pas de l'homme sur la Lune, on ne peut s'empêcher de penser à ce que serait devenu le monde si le résultat des travaux de Wernher von Braun avait été mené à son terme plus tôt.

En effet, traversant une grande partie du XXème siècle, le parcours de Wernher von Braun est exceptionnel mais reste ambigu. Il a été amené à travailler sur les projets fondateurs de l'industrie spatiale, de l'ancêtre des missiles balistiques que furent les V1 et V2 allemands au début des années 1940 à la fusée Saturn V grâce à laquelle les américains fouleront le sol lunaire en juillet 1969. L'histoire de Wernher von Braun restera entachée par les conditions dans lesquelles les V2 ont été fabriqués et l'usage auquel elles étaient destinées. Dotées de faibles charges et peu précises, leur fabrication aurait en effet fait davantage de morts que leur utilisation. Cependant, ces vecteurs auraient pu se montrer bien plus dévastateurs avec des charges non conventionnelles.

Face au savoir faire accumulé, le pragmatisme américain passera avant un éventuel devoir de justice et Wernher von Braun, au lieu d'être inquiété, sera généreusement accueilli aux Etats-Unis pour y poursuivre ses travaux. Ainsi, les V2 resteront la base de nombreux essais américains jusque dans les années 1950. Wernher von Braun participera par la suite au programme Apollo de la NASA en concevant la fusée Saturn V.

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